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Permanences : jeudi 17h – 20h et samedi 16h – 19h
Ciné-club : lundi tous les 15 jours – 19h
Groupes de lecture : dimanche – 16h30
Ciné-club enfants : samedi tous les 15 jours – 16h
Edito : A quel printemps doit-on s’attendre ?
Pendant que les matons se mobilisent pour leur « sécurité », en faisant oublier que c’est au dépend des prisonniers qu’ils enferment, frappent, torturent, que leurs revendications s’établissent, et que leur mouvement même empire de manière inacceptable le sort des prisonniers,
Au moment où la dite victoire contre l’aéroport de Notre Dame des Landes est fêtée par certains alors même qu’elle consacre la défaite de la lutte contre « son monde » qui était censée en faire la pertinence offensive,
Alors que peut-être un mouvement va s’initier contre l’école et sa réussite qui passe par la sélection et l’apprentissage de l’obéissance,
La bibliothèque propose des discussions ou séances de travail ouvertes sur la prison (le 6 avril), l’école (le 10 avril), et puis sur ce qui peut faire la vitalité subversive des luttes et comment les tensions et conflits qui les traversent peuvent se trouver figés en identités victimaires à partir du moment où la perspective d’une confrontation globale s’est perdue ( le 16 mars). Parce qu’on est aussi tenaces que l’époque l’impose, on poursuivra aussi la critique du documentaire sur « l’Histoire de l’anarchisme » en examinant le traitement de l’épisode de Haymarket (le 2 mai), ainsi que la réflexion autour de la « non-mixité » en tant que proposition politique à travers l’histoire de la Ligue des Travailleurs Noirs Révolutionnaires à Détroit dans les années 60/70 (le 19 mai). Après la déferlante médiatique «#balance ton porc», on propose de parler de sexisme et de liberté en amour, en faisant une plongée dans le temps et le lieu avec Eros+Massacre et la revue Seito (le 21 avril).
Le dimanche à 16h30, on continue à lire, discuter, réfléchir ensemble à partir de textes variés et à y puiser de l’air pour ouvrir des brèches dans ce monde qui s’éternise de manière irrespirable.
Et puis à l’occasion du ciné-club, un lundi sur deux à 19h, l’image et la fiction nous permettront d’imaginer comment ce monde peut être détruit par des gros monstres mélancoliques dont l’indifférence n’a d’égal que notre désir d’en finir pour qu’enfin autre chose commence.
Un samedi sur deux à partir de 16h ont lieu des projections par, pour et avec des enfants. Il n’est pas inimaginable que les adultes aussi s’y intéressent, s’ils savent où ils mettent les pieds et laissent les enfants regarder, penser et parler.
Les permanences du jeudi (17h – 20h) et du samedi (16h – 19h) sont l’occasion de se rencontrer, de discuter, de questionner, et de proposer des pistes ou des projets qui pourront prendre place dans ce lieu.
C’est avec une patience sans illusion et une détermination pleine d’espoir qu’on propose ici quelques occasions de reprendre en main des morceaux de passé et des bouts de présents. Toute initiative qui irait dans ce sens sera bienvenue et pourra venir compléter ce programme.




Dimanche 1er avril 2018 à partir de 17h30



Zéro de conduite nous raconte l’histoire de trois élèves d’un collège de province, Caussat, Colin et Bruel. Cependant, contrairement à leurs camarades de classe, l’autorité des surveillants et des professeurs ne leur est pas supportable. Toujours dans la rébellion, ils accumulent les « zéros de conduite » et malgré les punitions et les dissuasions, les trois garnements refusent de se soumettre. Ils élaborent donc un plan afin de prendre en otage leur collège le jour de la visite du préfet. Ils sont rejoints par un autre élève de leur classe : Tabart. Ce dernier s’élève contre son professeur qui le tripote et refuse de s’excuser après l’avoir insulté. Les quatre compères mènent donc à exécution leur plan avec le soutien de tous les élèves de l’internat et bombardent le préfet, le directeur et les professeurs de chaussures, tuiles et planches de bois avant de hisser haut un drapeau pirate.
Il y a maintenant un peu moins d’un an était diffusé sur Arte le documentaire Ni Dieu ni Maître – Une histoire de l’anarchisme de Tancrède Ramonet. Dans une période de misère politique, alors que la main mise sur l’histoire des luttes et des mouvements révolutionnaire reste le dernier bastion auquel s’accroche le vieux Parti Communiste, ce documentaire qui se présente comme une « réhabilitation de l’anarchisme » a été accueilli plutôt positivement dans les milieux militants et institutionnels.En période de disette, tout n’est pas pour autant bon à prendre.
Depuis qu’elle existe en tant qu’institution, l’école est au service de la bonne gestion des besoins de l’État et du capital. Elle qualifie quand il y a besoin de qualification, déqualifie quand il faut baisser le coût du travail, et toujours apprend l’obéissance et domestique la sauvagerie de l’enfance en faisant intégrer, que ce soit à coups de trique ou de pédagogies alternatives, la nécessité d’accepter ce monde et d’aspirer à y réussir. Elle est aussi le lieu où se rejoue toujours la possibilité de la révolte et du refus, elle est toujours forcément en crise, traversée de tensions et de contradictions inhérente à cette entreprise de gestion de l’ingérable. De la maternelle à l’université, ce qui s’y passe, les rapports qui y circulent, la manière dont adultes, enfants, adolescents y interagissent reflète cette fonction fondamentale.

Dans le cadre d’un débat en cours autour de la « non-mixité », vue comme idéologisation d’une homogénéité de fait dans la lutte, deux soirées de discussions se sont déjà tenues en ce lieu. Si