Schizophrenia

Lundi 6 avril – 19h30

Gerald Kargl
1983 – 83’

Dans ce film expérimental allemand, on plonge, à la première personne, dans les monologues d’un tueur sanguinaire atteint de schizophrénie. Tout juste sorti de prison après avoir purgé une longue peine pour meurtre avec préméditation, le personnage principal n’a qu’une idée en tête : recommencer. On suivra ici son abject périple meurtrier plongé dans des angles de cameras, à la première, ou plutôt à la troisième personne, c’est à dire tel qu’il se voit lui-même lorsqu’il se sent hors de lui, au sens propre. Le réalisateur ne fera aucun autre film de fiction.
Avertissement : ce film est interdit aux mineurs.

Projection Discussion : Le dos au mur

Dimanche 1er février – 15h

Jean-Pierre Thorn
1981 – 105’

En 1979, le trust français du secteur des transports Alsthom (devenu Alstom depuis) connait plusieurs grèves dans ses usines, alors que le groupe est en train de participer à un des plus gros programmes électronucléaires vu en France. En septembre, à Belfort en Franche-Comté, la grogne monte sur la question des salaires et des conditions de travail et l’occupation de l’usine qui rassemble 7000 salariés est décidée. Début octobre, dans l’usine de Saint-Ouen en banlieue parisienne, on emboîte le pas : la grève s’organise, l’occupation est votée, les portes soudées et la production bloquée. Une partie des ouvriers s’affronte aux petits chefs de la maîtrise et aux patrons, et aux jaunes qui veulent eux reprendre le travail. La CGT et la CFDT soutiennent la grève. Jean-Pierre Thorn, cinéaste militant et ancien ouvrier mao établi à l’usine retourne dans l’usine avec une petite équipe (dont des membres de l’ancien collectif Ciné-Lutte) et une caméra pour donner la parole aux ouvriers et filmer la grève de l’intérieur.
Le film retrace les débuts de l’organisation du quotidien dans la grève, les perspectives des différents protagonistes mais aussi les conflits dans les comités entre direction syndicale et ouvriers. Il donne accès à de nombreuses discussions sur des questions importantes pour les grévistes comme la question de la violence et du sabotage (surtout quand la grève plus « classique » patine), celle des manières de s’ouvrir pour ne pas se retrouver isolés et celle de la gestion de la répression. La caméra capture aussi nombre de moments de légèreté, d’échanges et d’enthousiasme que permettent la fin du travail et l’affrontement avec les patrons mais aussi les désillusions et les espoirs déçus. Autant d’images et de sons qui pourront nous aider à réfléchir à ces questions inhérentes à chaque lutte.
Ça sera aussi l’occasion de s’interroger à partir du film et d’autres exemples sur la pratique du cinéma militant et des images dans et depuis les terrains de luttes. Le cinéma militant a certainement été un moyen d’amplifier l’écho des luttes, de diffuser des pratiques, ou de retranscrire les débats foisonnants qui peuvent y prendre place. Mais aussi un outil de propagande fait pour « conscientiser les masses » pour les partis (comme le PC ou la CGT en France) ou des États et leurs idéologies. Est-ce qu’un cinéma militant véritablement subversif est possible ?
On pourra se reporter pour cette discussion aux deux liasses des archives Getaway Intervenir par l’image 1 et 2.

Les Chambres rouges

Lundi 2 février – 19h30

Pascal Plante
2023 – 118’

Les Chambres rouges est un film glaçant qui n’a besoin d’aucune scène de violence pour terrifier. On y retrouve la pesanteur de la perversion et la puissance possédante et depossédante de l’obsession. Le voyeurisme qui accompagne les affaires judiciaires les plus sordides est ici la toile de fond d’une rencontre troublée et troublante entre deux femmes chacune perdue à sa manière. Les «red rooms», légende urbaine de l’ère d’internet, ces live streams mettant en scène la torture, le meurtre, le suicide ou le viol d’êtres humains, ne sont au fond que la réactivation des questionnements sur les dits «snuff movies». Ici on s’intéressera à la réception plus qu’à la commission dans ce chef d’œuvre récent, froid et psychologique.

Soirée de soutien à la bibliothèque

En attendant la sortie du prochain programme, soirée de soutien à la bibli ! Cette soirée sera l’occasion de nous rencontrer, de discuter des luttes en cours, du projet de la bibliothèque, d’amener des tracts et brochures pour la distro de la bibliothèque, de parler de révolution, et de profiter d’une projection d’un nanar exceptionnel (Doutes: chronique du sentiment politique).

Une caisse sera disponible pour apporter un soutien aux diverses charges de la bibliothèque (loyer, impressions…).


Venez nombreux !

Le travail crève, crève le travail ! – Anthologie de textes contre le travail et le travaillisme – C.A.T

Les 5,6 et 7 décembre, la bibliothèque a accueilli le week-end du C.A.T (Collectif Anti Travail), un moment de discussion et d’échanges sur les luttes relatives à la question du travail, qui a réuni collectifs et individus en lutte sur la question. A l’occasion d’une discussion sur l’histoire des luttes sur le travail, une anthologie de textes contre le travail et le travaillisme a été compilée. Elle est maintenant disponible en ligne (aussi sur le site du C.A.T : https://collectifantitravail.noblogs.org/post/2025/12/15/le-travail-creve-creve-le-travail-anthologie-de-textes-contre-le-travail-et-le-travaillisme/)

Cliquez sur l’image pour accéder au fichier PDF.

Week-end Antitravailliste du C.A.T (Collectif Anti Travail)

Ce week-end, la bibliothèque des Fleurs Articles accueille le Week-end Antitravailliste du C.A.T (Collectif Anti Travail) . Retrouvez l’annonce du w-e et le programme en dessous !

Venez vite ! Venez nombreux ! On a du travail à abattre !

Ça y est, c’est le week-end : enfin un peu de répit après s’être fait vampiriser toute la semaine. Quelle joie, quelle allégresse ! Nous levons notre verre à mère Oisiveté, et à tous les vices dont elle nous gâte pour embellir notre vie.

Mais voilà, alors que l’on profite d’un temps qui n’a plus l’horloge autour du cou, soudain, une pensée nous traverse… lundi… Ça va recommencer. Et ça, c’est censé recommencer toutes les semaines, de tous les mois, de toutes les années, pendant quasiment toute notre vie ? Si c’est une farce, elle n’est pas drôle.

Il en va de même lorsque nous sommes au chômage ou au RSA ; une situation tout aussi injonctive à rester actif et qui l’est de plus en plus, ou même à faire semblant de chercher du travail. Nous sommes toujours plus mis sur la sellette, le CV sous la gorge, menacés de sanctions à la moindre suspicion d’absence de zèle.

En plus, voilà maintenant plusieurs années que le climat politique ambiant se teinte franchement d’une mise au travail à marche forcée. La réforme qui a vu en 2023 Pôle emploi se renouveler en France Travail nous accable de quinze heures d’activité obligatoire pour les allocataires du RSA et du chômage et resserre toujours plus les mailles du contrôle de l’activité des précaires. Maintenant, le gouvernement envisage de limiter la durée maximale des arrêts maladie à deux semaines, et un mois si prescrit par un hôpital.

Sommes-nous seuls à trouver que cette vie de chien n’est pas acceptable ? Il y a fort à parier que non.

Et si nous envisagions de foutre en l’air le travail et le travaillisme ? C’est ce que souhaite faire le C.A.T. à travers cette invitation à participer à un week-end anti-travailliste du vendredi 5 au dimanche 7 décembre 2025 à Paris.

Au programme, discussions et projection sur la nécessité d’élaborer une perspective de lutte anti-travailliste plus vivante et plus forte politiquement, surtout au vu de la relative apathie actuelle. Si vous lisez ces lignes et que vous en avez marre de ce monde d’exploitation et d’aliénation, n’hésitez pas à venir passer votre week-end avec nous pour espérer ensemble parvenir à prolonger la grasse mat’, à brûler France Travail, à faire bouffer leur cravate aux patrons et surtout à faire dérailler cette machine cruelle qu’est le capitalisme. Ce sera l’occasion d’échanger avec des camarades, des compagnons ainsi que des collectifs à propos des enjeux, limites et réussites rencontrés dans la lutte contre le travail.

Pour ce faire, le CAT vous invite au 45, rue du Pré Saint-Gervais, 75019 (Métro Place des Fêtes), dans un somptueux bar à chat. Nous vous attendons le vendredi dès l’après-midi.

Refusons par tous les moyens possibles le travail !

Le programme du W-E :

  • Vendredi 5 décembre : 18h Accueil // 19h30 : projection et discussion : La classe ouvrière ira au paradis, Elio Petri
  • Samedi 6 décembre : 10h30 : Groupe de lecture de textes sur le travail et l’anti-travail //
  • 14h Atelier «être en rupture avec le travail» – présenté par le RATO (Assemblée de Résistance au Travail Obligatoire) de Lille /// 16h30 – Discussion « actualité des luttes (Présentation des collectifs présents et discussion sur l’actualité de la lutte contre la mise au travail)
  • Dimanche 7 décembre : 10h30 : Discussion « histoire des luttes » autour d’une liasse de textes // 16h30 – Emission radio publique sur le travaillisme avec Radio Mad Max, une radio contre le travail, au bar TDTF (Paris 19e, 16h30)

— Le C.A.T.

Programme de septembre à décembre à la bibliothèque des Fleurs Arctiques

Cliquez sur l’image pour télécharger le pdf du programme

Pendant ce programme à la bibliothèque des Fleurs Arctiques, nous discuterons de la mobilisation du 10 septembre et de ses suites, de l’époque et de ce qu’elle charrie, de la post-modernité à ses critiques le plus souvent réactionnaire, des affects et de la démagogie et de la question de la discipline.

Nous discuterons également de l’affaire de Bruay en Artois dans le cadre d’un démontage judiciaire.

Nous projetterons lors du ciné-club : Les chiens ne portent pas de pantalon, True Grit, Le règne animal, Mother, Les chambres rouges et Starry eyes.

Les permanences auront lieu le mardi de 16h30 à 18h30.

Les groupes de lecture auront lieu le dimanche à 16h30

Projection de « Révolution 2023 par nous »

Dimanche 23 novembre 16h30

Nous projetterons dimanche 23, à la place du groupe de lecture, ce film sur les différents mouvement de l’année 2023, dont voici une présentation :

« Ce film n’est pas terminé. Nous le publions en avance parce que nous sommes rattrapé.e.s par la mobilisation du 10 septembre 2025 et souhaitons dans ce mouvement, animer des débats autour de vagues de mobilisation précédentes, notamment le mouvement des retraites et les émeutes consécutives à la mort de Nahel.

Ce récit lit 2023 non comme une simple succession de crises et révoltes, mais comme un moment où des lignes de classe refont surface. 2023, une année marquée par le retour de la forme traditionnelle de mobilisation, encadrée et centralisée. Le film tente d’interpréter l’intégration des mouvements aux schémas électoraux et à la constitution du pouvoir des nouvelles gauches. Comment est-ce que quelques semaines plus tard, de manière séparée, les émeutes consécutives à la mort de Nahel sont venues tout bousculer ?

Qu’est ce que l’autonomie dans la lutte ? A qui sert la « composition » ?  Quelles sont les perspectives de lutte révolutionnaire autonome aujourd’hui ?

Mais ne nous limitons pas à la critique des mouvement sociaux français, à l’heure où l’on pressent la mobilisation du 10, en Indonésie et au Népal, ça pète fort, parlons aussi de leurs mouvements, de leurs limites et des imaginaires qu’ils véhiculent. »

Plus d’info sur le film sur https://revolution2023.noblogs.org/

Starry Eyes

Lundi 15 décembre – 19h30

Kevin Kölsch
2014 – 98’

Jusqu’où peut on aller pour obtenir la célébrité et le succès? C’est la question basique que pose ce film, mais ce n’est pas de façon basique qu’il y répondra. Avec son petit job de merde, Sarah, qui souhaite percer à Hollywood se retrouve confrontée à une opportunité qu’elle ne peut pas refuser comme disait Don Corleone… On explorera donc la thématique chère à ce cine club du pacte avec le diable, 10 ans avant The Substance, 50 ans après Rosemary’s Baby.