À bas ce gouvernement et les prochains, quels qu’ils soient

On aspirerait évidemment à une situation où des luttes vivaces contre l’État et le capitalisme balayeraient le calendrier électoral d’un revers de liberté, en le repoussant bien vite dans les ornières de son ridicule jeu de pouvoir qui ne change au fond jamais rien à notre exploitation. On aspirerait à ce que les luttes, de long cours, viennent perturber la gestion des frontières, des prisons, la gestion du travail, de la santé, des enfants, continuellement et indépendamment d’une « période électorale » qui ne concerne au fond que ceux qui veulent nous gérer. Mais voilà, l’époque n’est pas à l’autonomie, et il faut bien, pour pouvoir dynamiser cette aspiration révolutionnaire, se demander comment intervenir dans cette année 2027 qui va nous arriver en pleine figure avec son cortège de militants LFIstes prêts à tout pour intégrer la subversion dans leur marketing et pour user du sempiternel chantage à un Front uni contre l’extrême-droite. Contre les illusions de 1981, contre les illusions de 2012, contre les illusions de la gauche au pouvoir et contre toutes les illusions démocrates, envisageons les manières de faire exister les luttes et perspectives révolutionnaires dans un contexte d’élections présidentielles.

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