Programme de la bibliothèque de janvier à mars 2022

Programme

Programme simplifié

Agenda

 

Bonne année sous Omicron, et surtout bonne santé, pris dans la vague ascendante de la catastrophe gestionnaire en cours. La perte de contrôle sanitaire de l’épidémie étant désormais certaine, on nous abreuve de magouilles sémantiques et grammaticales pour nous faire accepter la dite « surmortalité » inévitable et nous faire croire que ce qu’il y a à éviter n’est plus la contamination mais les dommages terribles que feraient risquer la fermeture des écoles et des entreprises, et que ce qu’il y a à soigner c’est l’économie et pas nous, tout en verrouillant les moyens de contrôle et de répression nettement améliorés durant cet épisode pandémique.
La bibliothèque s’est toujours efforcée d’être précautionneuse avec ce virus, et on a toujours porté une grande attention à ne pas devenir un lieu de contamination affinitaire, Durant plusieurs période de pic épidémique, on a préféré reporter nos activités, non pas par adhésion aux mesures de gestion, mais parce qu’on est persuadés qu’il est possible de se battre contre l’État et d’éviter autant qu’on le peut la diffusion du virus. La gestion a ses raisons qui ne sont pas les nôtres, elle a confiné une fois, puis déconfiné, puis nous a contraint à travailler avec le virus sous couvre-feu. La situation actuelle, sans confinement ni restriction de déplacement ne nous semble pas plus souhaitable que celle des débuts de la pandémie : c’est toujours à nos dépends que le pouvoir de l’État s’exerce, et ce qu’il cherche c’est l’optimisation des conditions de notre exploitation.
Alors pourquoi proposer un nouveau programme, alors que la circulation du virus est aujourd’hui exponentielle, et que nos moyens de nous en protéger sont restreints ? Tout simplement parce que si l’État cherche à toujours mieux nous exploiter et nous faire obéir, ce que nous cherchons nous c’est des perspectives pour le détruire, et nous savons que ce n’est pas depuis un extérieur illusoire que la conflictualité peut se mener. Il est maintenant clair que le capitalisme sans virus n’est plus qu’une triste utopie, et, alors qu’on passe nos journées avec le virus, dans les transports, au travail, dans les queues des pharmacies pour se faire tester jours après jours, il serait absurde d’attendre un avenir meilleur pour poursuivre nos activités. On fera donc avec, en s’efforçant d’aérer, de trouver des FFP2 à proposer à ceux qui viennent nous voir, de faire savoir si des cas se déclarent et de prendre les dispositions nécessaires, bref, de ne pas se comporter en radicaux du libéralisme indifférents à la vie des autres, à notre petite échelle.

On propose donc plusieurs discussions publiques, un ciné-club tous les quinze jours, des groupes de lecture hebdomadaires, ainsi que des permanences où il possible de venir nous rencontrer, emprunter des livres, se procurer les publications diverses que nous diffusons, parler de choses et d’autres. On commence le 18 janvier en invitant Léon de Mattis pour une présentation d’Utopie 2021, on invite aussi Nedjib Sidi Moussa le 18 février pour s’interroger sur les pistes qui s’ouvrent à nous pour résister au manichéisme. On essaiera aussi le 4 février de revenir sur l’histoire de l’antiracisme et des tensions autour de cette question, prise entre les luttes auto organisées et autonomes et les formes multiples de récupération par l’État et par la gauche. On propose aussi le 11 mars de discuter autour de la traduction que nous publions d’un texte écrit par des anarchistes au cours des émeutes de Ferguson aux États Unis, Another word for « White Ally » is coward, qui nous semble porté par une intense volonté d’en découdre avec l’État et tout ce qui freine la subversion. Enfin nous nous interrogerons le 25 mars sur ces nouvelles formes de militantisme entreprenarial qui pullulent aujourd’hui et, de Extinction Rebellion à Akira, prétendent à une subversion sans auto organisation.

Que ce soit lors de ces discussions, des permanences le mardi de 14h à 17h, des groupes de lecture le dimanche à 16h30, ou des ciné-clubs, n’hésitez pas à venir, vous ne serez soumis à aucun pass militant, aucun prérequis ni aucune politesse ne sont requis à part la volonté sincère de participer à ce qui s’élabore, y compris de manière contradictoire !

 

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