Programme d’octobre à décembre de la bibliothèque des Fleurs Arctiques

Le président de la République a sorti son discours de rentrée, les partis et les syndicats de tous bords reprennent leurs agendas pour éveiller leurs sujets politiques du moment à leurs bienfaits, les enfants retournent à l’école et leurs parents se remettent à économiser pour se payer les vacances de l’an prochain, c’est reparti pour un tour. Des mouvements de révolte viennent heureusement secouer ce tableau minable, puisque des mouvements insurrectionnels se déploient dans le monde, hier au Kazakhstan, aujourd’hui en Iran. Nous espérons que ces mouvements trouveront des moyens pour faire face à la répression, pour renaître, grandir et s’intensifier. Notre question reste toujours la même : comment faire en sorte que ces mouvements trouvent des échos, ou même plus, ailleurs dans le monde ? Elle se posera, encore et encore, à l’occasion des différentes discussions publiques que nous organisons aux Fleurs Arctiques. Ici, le rouleau compresseur du train-train quotidien continue sa course, avec tout les outils -qui eux, ne s’arrêtent jamais- qui assurent la bonne tenue du cours des choses, la morale, la Justice, le travail, pour ne citer que les plus évidents. Ce train est bien heureusement perturbé ça et là, comme toujours, par des actes de révolte et de subversion, qui pâtissent énormément de l’absence momentanée de mouvement conflictuel d’ampleur et se retrouvent malheureusement isolés, oubliés pour beaucoup, réprimés et éteints. Pour réfléchir à la question, nous organisons une discussion le 25 novembre sur la subversion, que certains courants autoritaires du communisme balayent d’un revers de la main mais qui nous semble cruciale à réfléchir, aussi bien dans des contextes peu conflictuels que révolutionnaires. Dans la même idée, nous organisons deux discussions, sur deux sujets différents qui semblent pour beaucoup de gens contribuer à la subversion du temps présent, à savoir le complotisme et l’écologisme, qui tout les deux charrient directement et indirectement des idéologies conservatrices, réactionnaires et incapacitantes. C’est pour creuser cette contradiction que nous proposons deux discussion dans ce programme, l’une le 18 novembre intitulée « Conspirationnisme : Qu’est-ce qui se cache derrière de quoi est-il le nom ? » et l’autre le 14 octobre, « Urgence climatique, éco-anxiété et fin du monde ». Pour nous confronter aux questions fondamentales de peur, d’impuissance et de courage, qui semblent directement liées à cette époque complexe qui pose des enjeux nouveaux pour la perspective révolutionnaire, nous organisons une discussion le 11 novembre sur la notion en vogue de « care », et pour se détendre en attendant la fin du monde, on parlera de ces gros monstres dont le cinéma japonais a pu imaginer qu’ils l’accélèrent, à travers une discussion à partir du dossier « Kaiju » du numéro 3/4 de la revue anarchiste apériodique Des Ruines. En plus de la lecture du dossier, notre site regorge de chroniques de films que nous avons projeté par le passé sur ce thème. Enfin, toujours dans cette idée de creuser la question de la subversion, nous nous pencherons sur les mouvements contre-culturels contestataires qui ont parfois accompagnés des épisodes insurrectionnels, pour certains qui leur ont survécu, où pour d’autres qui ont accompagné leur agonie…

Programme complet en pdf ici

Programme simplifié ici

 

 

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