{"id":1419,"date":"2019-10-06T15:18:14","date_gmt":"2019-10-06T13:18:14","guid":{"rendered":"http:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/?p=1419"},"modified":"2019-12-21T00:27:10","modified_gmt":"2019-12-20T23:27:10","slug":"25th-hour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/?p=1419","title":{"rendered":"25th hour"},"content":{"rendered":"<h4><span style=\"color: #008080\">La projection de <em>25th hour<\/em>, initialement pr\u00e9vue lundi 16 d\u00e9cembre est\u00a0 d\u00e9plac\u00e9e vendredi 13 \u00e0 19h<\/span><\/h4>\n<p><em>Spike Lee, 2002, vostfr (USA),134\u2019<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #008080\"><strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/files\/2019\/10\/image-la25emeheure.jpg\" \/><\/p>\n<p>Dans ce film de Spike Lee sorti en 2002 et r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir du roman de David Benioff <i>24 heures avant la nuit<\/i> (titre parfois repris pour le film lors de distributions francophones), on suit pas \u00e0 pas l&rsquo;errance festive d&rsquo;un homme sous le coup d&rsquo;une lourde condamnation pour trafic de stup\u00e9fiants dont la libert\u00e9 sous caution prend fin 24 heures plus tard. Ce qu&rsquo;il va faire de ce dernier jour de libert\u00e9 avant son incarc\u00e9ration, le go\u00fbt et le d\u00e9go\u00fbt d&rsquo;une vie dont il est contraint d&rsquo;extraire une intensit\u00e9 sans dur\u00e9e, l&rsquo;hypoth\u00e8se de ne pas accepter d&rsquo;y retourner et de partir en cavale, toutes ces \u00e9motions et sensations complexes vont \u00eatre film\u00e9es par Spike Lee dans une urgence contemplative magnifique, renforc\u00e9es par l&rsquo;athmosph\u00e8re principalement nocturne du film et le huis-clos temporel dans lesquel on se retrouve enferm\u00e9 avec lui. Comme dans le po\u00e8me <i>L&rsquo;Evad\u00e9<\/i> de Boris Vian, la prison est l&rsquo;horizon qui impose la question de l&rsquo;urgence de vivre, et qui pose tr\u00e8s fondamentalement la question du rapport \u00e0 cette libert\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 nous refuse, de son impossibilit\u00e9 r\u00e9elle dans ce monde qui n&#8217;emp\u00eache pas que nous soyons aimant\u00e9s dans nos choix, nos plaisirs, nos envies et nos refus par l&rsquo;aspiration \u00e0 la vivre malgr\u00e9 tout, quitte \u00e0 constater la vanit\u00e9 des bribes qu&rsquo;on parvient \u00e0 en arracher. C&rsquo;est aussi la question de ce qu&rsquo;on vit avant cet autre rendez-vous v\u00e9ritablement in\u00e9luctable qu&rsquo;est la mort qui est figur\u00e9 ici par le retour en cellule, et ce qu&rsquo;on choisit d&rsquo;en faire. Si le livre est \u00e9crit en 2001, avant l&rsquo;attentat du World Trade Center, Spike Lee va ajouter au film une dimension de m\u00e9ditation m\u00e9lancolique en faisant de Ground Zero un d\u00e9cor omnipr\u00e9sent de son film et de l&rsquo;errance de son personnage.<\/p>\n<p>Ce qui travaille ce film, c&rsquo;est finalement la question de savoir o\u00f9 trouver la force de combattre le nihilisme inh\u00e9rent \u00e0 la conscience de la finitude de la condition humaine, comme \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience des formes sociales qui nous emp\u00eachent de vivre le temps qu&rsquo;il nous reste, pour enfin cesser de survivre en attendant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La projection de 25th hour, initialement pr\u00e9vue lundi 16 d\u00e9cembre est\u00a0 d\u00e9plac\u00e9e vendredi 13 \u00e0 19h Spike Lee, 2002, vostfr (USA),134\u2019 \u00a0 Dans ce film de Spike Lee sorti en 2002 et r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir du roman de David Benioff 24 heures avant la nuit (titre parfois repris pour le film lors de distributions francophones), &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/?p=1419\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;25th hour&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":11668,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1419","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-general"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1419","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/11668"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1419"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1419\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1508,"href":"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1419\/revisions\/1508"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1419"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1419"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lesfleursarctiques.noblogs.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1419"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}